Un ancien mannequin de New York lance sa propre entreprise de robes

Un ancien mannequin de New York lance sa propre entreprise de robes

Par Morgan Jones, article publié sur desertnews.com

Mormon

Photo de Matthew Thomas via desertnews.com

Rosemary Card n’a jamais fait d’études de stylisme, mais pendant ses deux ans de mannequinat à New York, Card a travaillé avec des stylistes renommés qui développaient leur propre ligne, comme Jill Stuart par exemple. Elle a observé, écouté et remarqué ce qui donne une coupe de qualité à un vêtement. Elle a aussi défilé sur des podiums du monde entier, en portant les dernières créations de la mode. Mais Card se dévoue maintenant à une autre sorte de mode: une ligne de robes SDJ.

Certains pensent que Card n’a pas les qualifications et la préparation nécessaire pour cette carrière, mais Card, qui a 36 ans et qui habite à Salt Lake City, répond à ces remarques avec la même confiance qu’elle aurait à répondre à d’autres questions.

« Je ne suis probablement pas qualifiée à cent pour cent, mais dans la vie, si on attend d’être prêt à cent pour cent pour quoi que ce soit, on n’accomplit jamais rien, » nous dit Card. « J’ai saisi ma chance. Suis-je parfaitement qualifiée? Non. Mais je sais poser les bonnes questions, trouver des tuteurs, et résoudre les problèmes qui se présentent. »

Rosemary Card est la quatrième des cinq filles de Mike et Liesa Card. Elle a grandi en Utah. Quand elle avait 8 ans, sa famille a déménagé à New York City, où sa mère l’a persuadé à poursuivre un degré de décoratrice d’intérieur à la Fashion Institute of Technology. Bien que le déménagement de sa maison à Sandy à un appartement étroit partagé avec la famille de sa tante fût un ajustement difficile, Card raconte que cela leur a permis à ses sœurs et elle de trouver leur indépendance.

La mère de Card a reçu un BTS et sa famille est retournée vivre en Utah après avoir vécu quatre ans à New York. Card est devenue figurante dans le film « High School Musical » de Disney, et pendant qu’elle participait au tournage à la East High School de Salt Lake City, quelqu’un s’est approchée d’elle et l’a encouragée à poursuive une carrière dans le mannequinat. Card a exploré cette option. Les agences locales lui on dit qu’elle n’avait pas la « bonne figure » pour une carrière en Utah mais qu’elle trouverait du succès à New York.

Card raconte que le mannequinat était « la dernière chose au monde » que ses parents voulaient qu’elle fasse, mais pendant la période de Thanksgiving, sa mère l’emmena en voyage d’affaires à New York. Pendant que sa mère était en réunion, Card se présenta à des agences de mannequin. La mère de Card espérait lui montrer que le mannequinat n’était pas une option viable, mais Card est repartie avec un contrat de trois ans pour l’agence Elite Model Management. Moins de deux mois après, à l’âge de seize ans, elle déménagea pour vivre seule à New York.

Au départ, les parents de Card étaient inquiets d’envoyer leur fille à New York pour travailler dans le monde de la mode, mais ils ont commencé à ressentir que c’était une expérience qu’elle devait vivre.

« Ils ont prié et jeuné et ils ont ressenti que cela faisait partie du plan que Dieu avait pour moi, nous dit Card. Même si cela ne faisait pas partie de leur plan, ils ne pouvaient pas dire à Père céleste: « Oh, cela ne fait pas partie de nos projets. On ne va pas la faire, » mais ils ont ressenti qu’ils devaient me laisser faire, et je pense que cela leur a apporté beaucoup de paix. »

Juste avant de partir pour New York, Card a reçu une visite. Leanne Freedman, la femme du co-fondateur de DownEast Outfitters et qui elle-même avait été mannequin, lui a donné un conseil important.

Elle m’a parlé « d’une photo » se rappelle Card, « Si tu prends juste une photo inappropriée, tu ne pourras jamais changer cette décision. … Je sais que je ne voulais pas, un jour, être dans la présidence des jeunes filles et qu’une abeille tombe sur une photo inappropriée de moi sur internet. Et je savais que je pouvais participer à beaucoup de fêtes et que tout se passerait bien mais je savais aussi que je pouvais aller à une seule fête et me retrouver dans une situation très dangereuse, et le risque me paraissait trop grand. »

Même si l’agence de mannequins respectait ses principes, Card, une membre de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours s’est retrouvée dans un monde où les mannequins pouvaient faire la fête avec des célébrités et avaient un accès illimité à l’alcool et aux drogues. Elle observa les autres filles de son âge lutter pour prendre des décisions d’adultes en étant si jeunes, mais elle resta attachée à ses principes.

Elle négocia avec son agence de ne pas travailler les dimanches pour pouvoir aller à l’église et elle étudiait les Ecritures au quotidien.

Card attribue sa force de caractère à sa mère, qui lui a offert un nouveau jeu d’Ecritures avant qu’elle parte pour New York.

Après avoir passé deux ans dans le mannequinat et juste après ses 18 ans, Card a voyagé au Japon. Pendant qu’elle était là-bas, elle s’est rendu compte que ses principes n’avaient pas été communiqués, et elle décida qu’elle en avait fini avec le mannequinat. Même si elle resta fidèle à ses principes pendant son voyage, ce fut un rappel qu’elle avait atteint un âge où les agences allaient s’attendre à ce qu’elle fasse des choses qui ne sont pas en accord avec ses principes de modestie.

« Quand les gens me demandent: pourquoi est-ce que tu as arrêté le mannequinat? » je dis toujours « pour faire court, j’ai plus à offrir à ce monde » répond Card.

Pendant les années qui ont suivies son retour en Utah, Card a servi une mission en Arizona de 2010 à 2011, elle a étudié à Jérusalem pendant un semestre et est depuis 2013 diplômée de l’Université de Brigham Young. Elle a aussi travaillé pour la campagne de l’Eglise « Je suis mormon » et elle travaille maintenant dans le département de vidéo de l’Eglise. Elle nous dit que ces opportunités spirituelles et éducationnelles l’ont aidé à développer  une nouvelle perspective sur ses expériences de mannequin.

« Ces expériences m’ont aidée à découvrir ce que j’avais à offrir, … elles me permettent d’utiliser les choses que j’ai apprises dans le mannequinat pour aider les jeunes filles à comprendre qui elles sont et ce à quoi elles peuvent contribuer » nous  dit Card. « C’est ce qui me passionne le plus, et je pourrai en parler encore et encore, mais grâce à mes expériences de mannequin j’ai vécu selon la définition que le monde donne de la valeur des jeunes filles. C’est une expérience unique. »

« Je l’ai vécu pendant deux ans et je me suis rendu compte, « Ce n’est pas la chose à faire » alors maintenant… je peux dire : « Hey les filles, je l’ai vécu. Je suis passée par là. Je l’ai fait. J’ai marché dans ces talons aiguilles, et ils font mal. Vous pouvez accomplir tellement plus, vous pouvez apporter au monde beaucoup plus qu’un très joli portrait, et le monde a besoin de vous. »

Il y a environ un an, Card se trouvait dans le temple lorsqu’elle a ressenti qu’elle devait créer une compagnie qui vendrait des robes du temple. Elle s’est immédiatement rendue dans le bureau de sœur Sharon Samuelson, la matrone du temple de Salt Lake et a pris rendez-vous. Elles ont parcouru les directives et les normes pour les vêtements du temple, et elle a ressenti qu’elle devait continuer.

Bien que Card ait conscience que les vêtements du temple ne doivent pas attirer l’attention, elle a aussi ressenti que la participation au temple est importante, et les servants doivent d’habiller en conséquence.

« Je sais que le but du temple n’est pas de se faire remarquer ou d’être à la mode, » a dit Card. « Nous n’essayons pas d’être voyant ou d’attirer l’attention sur nous-mêmes, mais nous voulons porter ce que nous avons de meilleur, et si le temple est l’œuvre la plus importante sur la terre, alors on doit s’habiller du mieux que l’on peut. Je ne pense pas qu’il faille aller dans l’extrême, mais je veux que les gens s’habillent bien. »

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Card a appelé sa compagnie Q. Noor. Le « Q » représente le mot « queen » (reine), et le mot « Noor » veut dire lumière en Arabe. La compagnie a lancé son site internet en Novembre et planifie de sortir un nombre limité de modèles différents.

Même si Card aimerait que sa compagnie trouve beaucoup de succès, elle ressent qu’elle a déjà trouvé un certain succès en suivant le murmure qu’elle avait reçu.

« Le but n’est pas de vendre un milliard de robes, … même si ce serait fantastique, » a dit Card. « Mon but est de m’aider à devenir la personne que Père céleste veut que je sois, alors j’y travaille, et c’est super de pouvoir aussi aider d’autres personnes. Je sais que pour mon Père céleste et moi, c’est ce qui est le but. »

Un homme réalise une course de 322 km jusqu’au temple SDJ pour un garçon de 4 ans

Un homme réalise une course de 322 km jusqu’au temple SDJ pour un garçon de 4 ans

par Arianne Brown, article publié le 6 janvier 2016 sur deseretnews.com

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Par un matin frisquet, de 7°C, le lendemain de Noël, Wan Ho Kou, de Herriman, et six autres coureurs se sont rassemblés au temple de Draper, en Utah, pour entamer un voyage de 90 km de course à pied jusqu’au temple de Payson, en Utah. Cette distance était la dernière étape d’une course de 322 km reliant 12 temples de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, de Logan à Payson – parcours qu’ils ont accompli pour aider un petit garçon de 4 ans, prénommé Ben.

Il y a quelques mois en arrière, Kou a rencontré les parents de Ben, Kristine et Rob Watterson, lors de deux couses distinctes qu’ils réalisaient à ses côtés. Après avoir parcouru autant de kilomètres avec ce couple, Kou a ressenti un lien unique se créé et il est entré en contact avec eux à travers les réseaux sociaux. Peu de temps après être devenus amis, Kou a remarqué que Kristine Watterson s’exprimait en ligne sur certaines difficultés que traversait son fils.

Kou a fini par apprendre qu’on a  récemment diagnostiqué à Ben une maladie génétique appelée le syndrome de délétion 22q11.2, qui est une suppression d’un petit morceau du chromosome 22. Cette maladie entraîne de nombreux problèmes, notamment des malformations cardiaques et des retards cognitifs – qui ont tous deux affecté Ben.

Par le biais de chaque image et mise à jour publiées sur le net, Kou a su qu’il voulait aider ce petit garçon, mais il ne savait pas comment.

Au début, il priait pour Ben, et il mettait son nom sur la liste de prière du temple lorsque sa femme et lui se rendaient au temple. Et même si Kou avait la foi que ses prières étaient entendues, il voulait faire plus.

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En octobre, il a dédié sa course du marathon de St. George à Ben – ainsi qu’à son fils qui sert une mission pour l’Eglise SDJ en Mongolie – en imprimant leurs deux noms sur sa casquette.

Cependant, c’est sur le chemin de retour de St. George que Kou a eu le sentiment irréfutable de consacrer sa prochaine grande course à Ben. Mais, cette fois-ci, il récolterait de l’argent pour aider cette famille avec leurs factures médicales.

Un peu plus d’un mois plus tard, le 14 novembre, Kou s’est lancé dans un projet qu’il tenait absolument à réaliser, en reliant les 12 temples SDJ qui se trouvent sur la route entre Logan et Payson, en une suite de quatre courses séparées. Il a décidé d’appeler ce parcours « La course du temple pour Ben » et a levé des fonds pour ses efforts.

Kou, qui est habitué à avoir des amis anciens et nouveaux à ses côtés, a adressé une invitation ouverte à la communauté des coureurs pour se joindre à lui. Beaucoup ont répondu à l’appel, couvrant autant de kilomètres que le temps et leur capacité physique le leur permettraient.

Kristine et Rob Watterson ont également prêté leurs jambes de coureurs à la cause de leur fils. Kristine a parcouru un total de 124 km, et Rob 28 km tout au long du trajet des 4 courses.

« Chaque fois que nous atteignions un temple, nous faisions un tour de plus autour du temple en courant », a déclaré Kristine Watterson. « Ça a renforcé ma foi. Je me suis sentie plus proche de mon Sauveur et j’ai ressenti qu’il veillait sur nous pendant tout ce que nous étions en train de traverser ».

Kou a été rejoint par un nouvel ami, Seth Myer, qui a pu participer aux trois premières courses du début à la fin, parcourant ainsi près de 225 km, reliant les temples de Logan, Brigham City, Draper, Oquirrh Mountain, Jordan River et Salt Lake City.

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Myer a décrit les expériences qu’il a vécues, en courant entre ces temples pour Ben, comme étant très spirituelles.

« Je considère la course comme une longue prière », a déclaré Myer. « Mais courir jusqu’aux temples avec Wan a élevé cela à un tout nouveau niveau, lorsque chaque matin Wan faisait appel à quelqu’un pour faire une prière avant de commencer la course, afin de la consacrer à Ben. Grâce à ces courses, j’ai pu penser davantage à Dieu et à ma foi ».

Myer a décrit un détail en plus qui faisait de chaque course jusqu’au temple un événement tellement spécial.

« Pour préparer chaque course, Wan écrivait une liste de noms, comportant également celui de Ben, puis il la pliait en forme de temple – un peu comme un origami. Il apportait cette liste à chaque temple, puis la remettait à un travailleur du temple pour qu’elle soit ajoutée à la liste de prière du temple ».

Kristine et Rob Watterson ont ressenti les effets des prières offertes en leur faveur, lorsque Ben a eu une chirurgie cardiaque quelques jours seulement après la course jusqu’au premier temple.

« Lorsque Ben a dû aller en salle de chirurgie, il y avait une grande chance pour qu’il ait besoin d’une opération à cœur ouvert », a expliqué Kristine. « Au lieu de cela, lorsque nous l’avons amené, les médecins ont vu que le trou de 20 mm entre ses deux oreillettes était bien centré, ce qui leur a permis d’opérer son cœur à l’aide d’un cathéter. L’opération n’aurait pas pu mieux se passer. »

Kristine a continué en exprimant sa gratitude envers Kou.

« Wan a dû surmonter de nombreux moments de souffrance physique pour réaliser ce but. Il y a eu le froid extrême, de longues distances et d’autres aspects désagréables. Je l’ai vu tenir bon malgré tout cela, avec détermination et un sourire », a-t-elle dit. « Grâce à cela, j’ai ressenti de l’espoir pour Benjamin et d’autres enfants comme lui qui doivent traverser de nombreuses difficultés physiques et mentales juste pour être «normaux». Wan nous a démontré que des choses difficiles sont une bénédiction et un privilège.

Robert Watterson a également trouvé cette expérience enrichissante.

« Tout a commencé avec Wan et Ben, mais lorsque j’ai couru et rencontré de nouvelles personnes, je me suis rendu compte que nous retirions tous quelque chose de différent de cette expérience », a-t-il dit. « Cela m’a aidé à me rappeler que, malgré la négativité qui semble si courante tout autour de nous, il y a encore des personnes vraiment très bonnes dans ce monde. »

« Ben est l’un des garçons les plus adorables que j’ai rencontré », a déclaré Kou. « En arrivant au temple de Provo, 50 km avaient été parcouru, et Ben, son père et huit autres coureurs nous y attendaient avec patience. Au moment où j’ai vu Ben, je n’ai pas pu m’empêcher de fondre en larmes de joie. Je lui ai dit : « On fait ça pour toi, mon pote. » Il m’a souri. Je crois qu’on se comprend mutuellement à travers le coeur. J’ai pu voir dans ses yeux qu’il était reconnaissant pour ce que nous faisions pour lui. »

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Kou, les Wattersons et de nombreux autres coureurs qui les ont rejoints le long du chemin ont atteint le temple de Payson, en Utah, aux environs de 21h30 le 26 décembre, achevant ainsi un total de 322 kilomètres.

« Nous sommes arrivés au Temple de Payson à 21h30, par un grand froid de 10 degrés, et pourtant il y avait là des amis en train de nous attendre et de nous encourager. J’étais totalement bouche bée », a déclaré Kou. « Nous avons fait un tour d’honneur autour du temple et nous nous sommes séparés avec de la gratitude dans le cœur. Cette dernière étape était la course la plus dure, la plus froide et la plus longue, mais la plus amusante de toutes. J’espère que cette course va aider Ben et d’autres enfants comme lui à avoir une bonne vie. »

Un compte GoFundMe a été mis en place en faveur de Ben.

AlFox Carraway: mon experience au Temple

AlFox Carraway: mon experience au Temple

AlFox Carraway: mon experience au Temple

Il y a exactement deux ans aujourd’hui, j’ai reçu mes dotations dans le temple de Provo. Ce n’était ni parce que je partais en mission, ni parce que j’allais me marier (je ne dis pas que ces raisons n’ont pas d’importance ou sont invalides, du moment que c’est pour vous que vous le faites et pour les bonnes raisons.) Je l’ai fait parce que je le voulais et que cela était très important pour moi.

écrit par Al Fox Carraway et publié sur alfoxshead.blogspot.com

Il y a exactement deux ans aujourd’hui, j’ai reçu mes dotations dans le temple de Provo. Ce n’était ni parce que je partais en mission, ni parce que j’allais me marier (je ne dis pas que ces raisons n’ont pas d’importance ou sont invalides, du moment que c’est pour vous que vous le faites et pour les bonnes raisons.) Je l’ai fait parce que je le voulais et que cela était très important pour moi. Je l’ai fait parce que je voulais me rapprocher de Dieu et renforcer ma relation avec lui. Deux semaines après, j’ai commencé à servir au temple. Cela fait déjà deux ans, et mis à part les soirées que je passe à servir dans le temple, je me suis rendue au temple au moins une fois par semaine. Pour être franche, je ne sais pas comment j’y ferai sans. Cependant, il y a aussi beaucoup de personnes qui ne se sont pas encore rendues au temple et qui se posent des questions. Voici mes réponses.

« Et si je suis stressé à l’idée d’y aller? Mais  Al, n’est-ce pas vrai que le temple est un peu bizarre la première fois que tu y vas? »

AlFox Carraway

Le jour de sa dotation au temple, le 2 novembre 2012.  [photo crédits: alfoxshead.blogspot.com]

Alors laissez-moi vous secouer et crier: « Non! » Vous vous rendez dans la maison du Seigneur. Ne stressez pas. Le Saint-Esprit demeure dans sa maison. Quand les gens parlent à ceux qui ne se sont pas encore rendus au temple, ils soulignent le fait que « c’est si différent » et cela effraie inutilement les autres et sans raison. N’ayez pas peur. Oui, c’est différent dans le sens qu’on ne fait pas ces choses à l’Eglise, mais vous serez surpris de vous sentir complètement à l’aise et de ressentir un sentiment de familiarité avec les lieux parce que c’est littéralement la maison du Seigneur. Il parcours les couloirs et à chaque fois que vous vous y trouvez, il le sait et vous le ressentez. Si certaines choses ne sont pas claires la première fois que vous y allez, ce n’est qu’un témoignage de plus que ce lieu n’est pas de l’homme. Ne vous découragez pas et ne soyez pas confus, ayez confiance que les choses spirituelles viennent directement de Dieu et non des hommes. Ce sera nouveau, mais formidable!

 

« Et les garments alors? »

AlFox Carraway

Le 2 novembre 2012, après avoir reçue sa dotation au temple. [photos crédits: alfoxshead.blogspot.com]

Juste après m’être fait baptiser, j’ai joué au basket avec les missionnaires pendant leur jour de préparation. A ce moment-là, je n’avais aucune idée de ce que c’était, mais j’ai remarqué que tout le monde les portait, même les sœurs missionnaires. Je n’avais aucune idée qu’il y avait un lien avec le temple et personne ne m’en avait encore parlé, cependant, pour une raison inconnue, quand je les ai vus, je les ai tout de suite voulus. Pour une raison quelconque, quand je les voyais, je pensais au mot « protection ». Pendant des années, c’était une de mes priorités d’aller au temple, j’en avais vraiment le désir, et j’avais si hâte de porter des garments (je suis peut être la seule). Quand le temps est venu pour moi de les porter, j’étais si enthousiaste que j’ai ouvert la porte de mon vestiaire en grand (je répète: la porte de mon vestiaire, pour ceux qui se posent la question) en ne portant que mes garments en me retrouvant en face de 3 femmes d’environ 80 ans qui étaient des servantes au temple, et j’ai commencé à danser. Ce n’est pas une blague. Est-ce que vous pouvez imaginez la tête des servantes du temple en me voyant? Haha. Les garments ne sont pas laids, bizarres ou inconfortables. Des promesses que l’on fait dans le temple, celles associées aux garments sont mes préférées (si j’ai le droit de choisir des préférées, haha). Les seules pensées négatives associées aux garments, et je dis cela avec le plus de gentillesse possible viennent de raisons fières et égoïstes. la vérité c’est que les garments du temple sont la seule chose tangible que vous pouvez amener avec vous en sortant du temple et je me sens vraiment bénie de toujours les avoir avec moi.

 

« Et si j’ai peur de faire d’avantage de promesses avec Dieu »

AlFox Carraway

Le jour de son scellement dans le temple en août 2013. [photos crédits: alfoxshead.blogspot.com]

Cela est très bien. Continuez dans cette direction, car dans ce cas, vous ferez constamment le choix de vivre de façon juste, haha mais ne laissez pas cette pensée vous empêchez de vous rendre au temple et de faire ces promesses. Il n’y a pas de promesses que vous faites dans le temple que vous ne puissiez tenir, et pour vous dire la vérité, il n’y a pas de promesses que vous refuseriez de faire même si vous les connaissiez avant d’y aller.

« Comment puis-je savoir si c’est le bon moment? » 

Je vais être honnête et vous dire à quel point je détestais cette question. Si cela ne tenait qu’à moi, j’aurai reçu mes dotations un mois après m’être fait baptiser. Tous les jours, je pensais au temple et c’était ma priorité. Juste après mon premier anniversaire de baptême, j’ai été voir mon évêque pour savoir si c’était quelque chose que je pouvais faire. Sa réponse m’a bouleversée. « Al, je sais que tu es prête et il n’y a rien que tu puisses faire que tu ne fasses déjà, mais le temps n’est pas encore venu. » Cela m’a poignardé le cœur. Je détestais le fait d’être prête mais que le moment n’était pas encore venu. Je crois que tous les mois j’ai eu un entretien avec mon évêque pour savoir si le Seigneur avait changé d’avis et que le temps était venu pour moi de m’y rendre. Ce n’était qu’un mois après le troisième anniversaire de mon baptême lorsque j’avais à peine 24 ans que cela a changé. Malgré mon désir ardent d’y aller, c’était à ce moment là, alors que je patientais pour faire des baptêmes pour les morts que j’ai ressenti que ce n’était pas là que je devais être. Non pas que je ne devais pas être au temple, mais que je n’appartenais plus à cette partie du temple. J’ai été parler à mon évêque et une semaine et demie après, j’ai reçu mes dotations. Si vous êtes comme moi et que vous voulez aller au temple sans partir en mission ou sans vous marier, le moment que le Seigneur choisira sera le meilleur, même s’il peut aussi être bouleversant. De plus, l’Esprit nous parle souvent à travers des pensées répétitives. Si c’est un sujet qui vous revient constamment en tête, alors c’est le moment d’y penser sérieusement. Ne laissez pas votre âge ou autre vous décourager. Lorsque le moment sera opportun, ce sera une décision entre vous, votre évêque et le Seigneur. Je pense que le meilleur moyen de se préparer à aller au temple est de se préparer et d’être prêt à accepter tout ce que vous êtes sur le point de découvrir. Quand vous saurez que le temple est la maison du Seigneur, et peu importe ce que vous y faite ou ce que vous y entendrez, cela vient du Seigneur, alors vous êtes prêt. Beaucoup d’entres vous irez au temple parce que vous le « devez » et vous ne choisirez pas vraiment le moment car vous partirez en mission, soyez enthousiaste!

« Comment se préparer au mieux à entrer dans le temple? »

AlFox Carraway

Le jour du scellement au temple [photo crédits: alfoxshead.blogspot.com]

 Il y a bien sûr beaucoup d’Écritures que vous pouvez lire mais pour être franche, j’ai commencé à comprendre ces Écritures après avoir été au temple et après les avoir relues. Même maintenant, à chaque fois que je lis des additions aux Écritures, de la Bible aux Doctrines et Alliances, je suis surprise de voir à quel point le temple y est entremêlé. La meilleure façon de se préparer est de renforcer son témoignage. Plus votre témoignage sera fort, plus vous serez prêt, et plus vous serez réceptif et ouvert à comprendre les sujets spirituels et de Dieu. c’est aussi simple que ça.

« Le mariage et le temple »

Youpi pour le mariage! Le scellement est la dernière ordonnance, ce qui montre l’importance de la famille pour Dieu. (Le meilleur pour la fin, bien sûr). Je vous recommande de recevoir vos dotations aussi tôt que possible, je crois que c’est 2 semaines avant la date de votre scellement, pour que vous puissiez vraiment vous concentrer sur les ordonnances et les alliances sans être pris par les tornades qu’un mariage engendre. Avant le jour de votre mariage, essayez d’y aller aussi souvent que possible pour mieux comprendre les promesses que vous avez faites et pour établir cette relation et prendre cette habitude avec celui qui va devenir votre conjoint. Avant votre scellement, je vous recommande vivement de faire des scellements avec votre fiancé en utilisant des noms du temple. Souvent, la première fois que vous faites des scellements, c’est pour le vôtre, et 99%  d’entres vous ne se rappellent pas de ce qui a été dit. Ces promesses sont absolument incroyables, et c’est la façon parfaite de savoir ce que vous et votre conjoint allez recevoir  et avoir dans votre union. Si pour une raison quelconque vous ne pouvez pas le faire avant, retournez au temple dés que vous le pouvez après votre lune de miel, si ce n’est avant ou pendant.

« Les tatouages et le temple »

J’entends souvent, « mais Al, tu ne peux pas entrer dans le temple avec des tatouages. » J’espère que cet article a répondu à vos question. Apprenez-en plus sur mon article de blog intitulé « Les mormons et les tatouages. »

Le temple a béni chaque aspect de ma vie. Je ne sais pas ce que je ferai sans le temple. Je m’y sens comme à la maison. N’ayez pas peur, la peur ne vient pas de Dieu. Détendez-vous, vous entrez dans la maison du Seigneur. Allez-y, et retournez-y souvent. Concentrez-vous sur ce que vous ressentez et ne vous inquiétez pas si vous ne comprenez pas tout la première fois. C’est en faisant et en gardant des alliances que les portes des cieux s’ouvrent et nous couvrent de bénédictions. Elles ne devraient jamais être considérées comme un fardeau ou avec attendues avec appréhension. Au lieu de cela, nous devons les désirer avec joie et avec enthousiasme pour en profiter pleinement et recevoir les plus grandes choses jamais créées. Et cela non seulement dans les éternités, mais au quotidien, dans la mortalité. Je ne pense pas pouvoir dire plus que ce que je n’ai déjà dit dans ma vidéo préférée.

« Comment continuer à profiter du temple année après année »

En allant à l’Eglise quand j’habitais à Provo j’ai entendu une question géniale qui a reçu une réponse géniale. Un homme a expliqué qu’il avait été au temple si souvent qu’il s’y sentait à l’aise. Je me suis rendue compte que c’était une bonne chose, aller au temple si souvent qu’on s’y sent comme à la maison, car c’est exactement ce que c’est. C’est un coin des cieux sur terre, et en y entrant nous devons y ressentir un sentiment de réconfort et d’amour. David O. McKay, dans un extrait des Enseignements des prophètes a dit des alliances du temple: « Mes frères, je pense que je commence enfin à les comprendre. » lui, un prophète, un apôtre de plus d’un demi siècle continuait à apprendre, à progresser. Allez-y régulièrement. Ayez soif d’apprendre. Soyez prêt à écouter. Allez-y en sachant qu’il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre et que nous ne savons certainement pas tout.

 

Les Femmes Mormones: Unité dans la diversité

Les Femmes Mormones: Unité dans la diversité

Catherine Anna Lehnardt Hess, 27 ans, est une femme mormone. Elle est une mère au foyer de deux jeunes garçons, avec un autre bébé en route. Fille d’une mère américaine et d’un père allemand, Catherine a beaucoup voyagé et parle bien l’allemand. Son père, qui s’est échappé de Berlin avec ses parents à la suite de l’occupation Russe après la Seconde Guerre mondiale, lui a aussi appris à skier, à aimer la musique, et surtout, à aimer l’évangile de Jésus-Christ tel qu’il est enseigné par l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, quelques fois dénommée « l’Église mormone » dans les médias.

Nkoyo Iyamba est une femme internationale aux multiples talents. Elle est aussi une femme mormone. Membre d’une famille de la première génération d’immigrés nigérians, Nkoyo a été nommée d’après sa grand-mère nigériane – un titre décerné aux femmes qui sont fortes, compatissantes, et ont de l’ardeur à vivre. Pendant son enfance, des voisins fervents ont aidé Nkoyo et ses frères et sœurs à aller à l’Église régulièrement, ils ont ainsi béni leur vie avec une connaissance de leur Sauveur et de Son évangile. À présent, Nkoyo est une journaliste pour la télévision KSL à Salt Lake City, en Utah, aux Etats-Unis, et possède également sa propre entreprise de robes formelles et de mariée, où elle conçoit et fabrique des robes modestes et personnalisées de haute couture pour les femmes sensibles à la mode.

Peggy Brimhall Cann, 61 ans, a 4 enfants et 8 petits-enfants. Peggy travaille pour une entreprise de soins palliatifs, jouant de la harpe et chantant pour les patients en phase terminale. Formée en tant que musicothérapeute, Peggy se sent attirée par son travail et le considère sa vocation. Quand ses enfants étaient jeunes, Peggy est restée à la maison avec eux, mais a commencé à travailler dans une école primaire en tant que tutrice de lecture lorsque son plus jeune avait 8 ans. Peggy a aimé son travail, et aussi le fait que son emploi du temps correspondait à celui de ses enfants. « Ils me paient pour chanter des chansons et pour lires des histoires avec des enfants, » a-t-elle eu l’habitude de dire à ses amis. À présent, Peggy utilise ses chansons et ses histoires pour aider ceux qui sont proches de la mort, afin de trouver de la paix et de la réconciliation. (suite…)

Histoire Mormone

Histoire Mormone

En 1787, la Constitution des États-Unis fut écrite à la Convention Constitutionnelle de Philadelphie. Grâce à la constitution, la liberté de religion fut établie. Ceci est un des évènements les plus importants dans l’histoire du monde, dans l’histoire des religions, et aussi dans l’Histoire des Mormons. Un tel évènement était seulement possible après le sacrifice de plusieurs réformateurs religieux en Europe et grâce à un Âge de Lumière qui s’est passé sur une période de plusieurs centaines d’années. En Amérique, il y avait finalement un environnement qui a permis au rétablissement de l’Église originale de Jésus-Christ d’avoir lieu.

En 1820, il y avait une grande agitation religieuse dans le nord-est des Etats-Unis, et des sectes chrétiennes différentes se rivalisaient pour des convertis. Un jeune garçon qui s’appelait Joseph Smith était avide d’en savoir plus au sujet de Dieu, et l’évangile de Jésus-Christ. Il est né le 23 décembre 1805, dans la ville de Sharon, Comté de Windsor, dans l’État du Vermont. Mais sa famille a déménagé à Palmyra, dans le comté d’Ontario (maintenant le Wayne) à New York quand il avait environ 10 ans. À 14 ans, Joseph Smith a commencé à s’inquiéter de sa vie et s’est demandé au sujet du plan de Dieu pour lui. Il était diligent à étudier la Bible, ce qui lui a donné de la lumière et de la direction, mais les différentes sectes l’utilisaient pour opposer les doctrines de l’un de l’autre. Un jour, pendant qu’il lisait l’épître de Jean, il est tombé sur quelques versets qui disaient :

« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il l’a demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera données. Mais qu’il l’a demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. » (Nouveau Testament, Jacques 1 :5-6).

Ces passages d’écritures ont profondément touché le cœur du jeune Joseph Smith. Il a dit,

« Jamais aucun passage de l’Écriture ne toucha le cœur de l’homme avec plus de puissance que celui-ci ne toucha alors le mien. Il me sembla qu’il pénétrait avec une grande force dans toutes les fibres de mon cœur. J’y pensais constamment, sachant que si quelqu’un avait besoin que Dieu lui donne la sagesse, c’était bien moi ; car je ne savais que faire, et à moins de recevoir plus de sagesse que je n’en avais alors, je ne le saurais jamais, car les professeurs de religion des diverses confessions comprenaient si différemment les mêmes passages de l’Écriture que cela faisait perdre toute confiance de régler la question par un appel à la Bible. Enfin, j’en vins à la conclusion que je devais, ou bien rester dans les ténèbres et la confusion, ou bien suivre le conseil de Jacques, c’est-à-dire demander à Dieu. Je me décidai finalement à ‘demander à Dieu’, concluant que s’il donnait la sagesse à ceux qui en manquaient, et la donnait libéralement et sans faire de reproche, je pouvais bien essayer. » (Joseph Smith – Histoire 1 :12-13). (suite…)

Vidéo – Je suis Mormon : Commercial Internet français et père

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<Maria et Samuel Babin sont membres de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (aussi connu sous le nom de l’ « Église mormone » par des amis d’autres confessions). Samuel est un professionnel français du marketing Internet et un père passionné. Maria est une mère latina, amusante et énergique. Ensemble avec leurs enfants, ils sont une famille trilingue pleine d’amour (parlant espagnol, anglais et français) et ils aiment l’Évangile de Jésus-Christ. Quand on demande à Samuel : « Qu’est-ce que vous, les Mormons, ne pouvez pas faire ? « , il répond : ne pas fumer, ne pas boire et ne pas manger de Big Mac ; ceci provoque toujours une réaction de choc et, puis, il explique que la partie Big Mac, c’est juste une blague. Ils sont une famille normale, ils font des choses normales, et ils essaient de vivre comme Jésus-Christ voudrait qu’ils vivent.

Regarder une vidéo des Babins et voir combien ils aiment leur style de vie « mormon » : (suite…)